
Bhoutan, naissance d'une démocratie / Cités à la casse / Nathalie perd le nord / Le temps des juges / Iris time / Le monde selon Brice / Collection architectures / Cindy rêve d'argent / Commis d'office / En passant par l'Uruguay / Robbe-Grillet / La bataille de la pyramide / Montoneros, une histoire argentine / Elvis Aziz / Mother India / Berau, sur les traces de Joseph Conrad / Parana / Résidence surveillée / Journal de Patagonie / Le mécène / Buenos-Aires, allers et retours / Hughie / Du crime considéré comme un des Beaux-Arts / L'Eden-Palace / Les discours du maître
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BHOUTAN, naissance d'une démocratie (2008)
« Sans se départir d’une douce ironie, Frédéric Compain raconte cette transition démocratique dans un film aussi drôle qu’humaniste, dont les très belles images rendent hommage à la beauté stupéfiante des habitants et des paysages bhoutanais. »
Cécile Deffontaines – Le Nouvel Observateur
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CITES A LA CASSE (2006)
« Un regard intelligent et sans complaisance sur deux cités promises à la destruction. »
Télé Magazine
« Une soirée thématique inégale dominée par l'excellent documentaire de Frédéric Compain. De ce film qui laisse la parole très largement aux principaux concernés, souffle un grand vent d'humanité. »
Caroline Constant – L'Humanité Dimanche
« L'occasion pour Frédéric Compain de réfléchir sur la difficulté de la rénovation urbaine, tiraillée entre la nécessité d'améliorer l'habitat et le respect des racines de ceux qui y vivent. Il apparaît que seule la démocratie locale permet d'éviter les conflits en ajustant les aspirations des habitants au renouveau urbain. »
Jean-Marie Durand – Les Inrockuptibles
« Un état des lieux saisissant. »
Télé Loisirs
« Réalisé par un des documentaristes de la série 'Architectures", le second film de la « soirée théma » creuse davantage son sujet. La réussite du film de Compain tient à ce que des situations hétérogènes permettent de saisir globalement, d'une part les inflexions d'une politique urbaine sur un demi-siècle, d'autre part les logiques complexes et ambivalentes qui s'affrontent aujourd'hui plus que jamais, au rebours de l'idée reçue qui propose la démolition pure et simple de ces cités comme une panacée. »
Rémi Guinard – Archiscopie
« Un diagnostic complet et percutant. »
Télé 2
« A défaut de rétablir un dialogue entre les parties, ce film dresse un état de fait fataliste et sans audace. »
Chloé Aeberhardt – Télérama
« Un documentaire précis sur la mobilisation de locataires qui refusent d'être expulsés. Les habitants se révèlent d'émouvants personnages de film, avec leurs souvenirs ou leurs colères contenues. »
Catherine Bédarida – Le Monde
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NATHALIE PERD LE NORD (2004)
« Frédéric Compain fait de Nathalie l'héroïne d'un conte initiatique à la portée universelle. Entre élans poétiques et contingences terre à terre, il nous donne à entendre la petite voix intérieure de Nathalie, qui dit tout de ses états d'âmes, et beaucoup sur l'ambiguïté des rapports Nord/Sud. »
Isabelle Porte – Télérama
« Nouvel eden ou petit enfer? Aucune réponse tranchée, comme toujours chez Frédéric Compain, réalisateur au long cours, connu pour son goût à écrire des fables du réel. Dans la lignée de ses très remarqués "Cindy rêve d'argent" et "Le monde selon Brice", ce portrait excelle à montrer un décor et son envers(...) Le commentaire est souvent acide et toujours bien vu... »
Emanuelle Porte – Le Nouvel Observateur
« Nathalie réalise son rêve de Maroc. Frédéric Compain filme ses doutes et ses espoirs(...) C'est dans cette frange entre une réalité rêvée et les premiers pas sur terre que Frédéric Compain pose sa caméra, scrute les interlocuteurs de Nathalie, ses discussions avec ses amis et connaissances, et les petites anecdotes du quotidien qui révèlent la saveur de cette nouvelle vie qui se dessine. Peu à peu l'héroïne découvre les hésitations, la solitude, la culpabilité, s'interroge sur ce qu'elle peut ou doit faire pour un enfant des rues saisi la main dans son sac et voué à un centre de rééducation. Peu à peu Nathalie doit se construire une vie au jour le jour, sans certitudes. »
Anne Roy – L’Humanité
« A travers cette expérience vécue, racontée comme un conte universel, Frédéric Compain évoque avec talent le chamboulement intérieur de ceux qui décident de changer de vie et la complexité des relations entre les Occidentaux et les Maghrébins. »
LM – Le Pèlerin
« Comment filmer l'avancée d'un exil intérieur? Comment capter le détachement et la perte de repères chez une apatride volontaire? Frédéric Compain a sciemment dépassé le cadre du portrait pour ébaucher une définition de l'identité et du déracinement aujourd'hui(...)Raconter le parcours de plusieurs personnes à travers une histoire personnelle. C'est ce que réalise ici merveilleusement Frédéric Compain en filmant Nathallie(...) Un documentaire original qui, pour une fois, renverse la problématique de l'intégration. »
Le Monde
« Comment traduire filmiquement le dépaysement, la solitude, presque palpable dans chaque plan, et les fluctuations de cette âme en quête d'elle-même?(...) Une fable du réel sur le temps qui passe, les chances, les désillusions et la vie qui repart(...) C'est ce désarroi, traversé de tentatives avortées, de détresse vertigineuse et d'espoir rassérénant que raconte le film de Frédéric Compain. A l'image de ses autres films, le réalisateur opte pour un savant mélange des genres, construisant, à partir d'un matériau biographique du réel, une fiction, où chaque personnage joue son propre rôle, dans de longs plans languides. Jusqu'à l'épilogue magnifique où Nathalie, quittant son ryad sans fenêtre sur l'extérieur, rejoint, apaisée, les hauteurs enneigées de l'Atlas, où, singulièrement, le Nord et le Sud se confondent... »
Nathalie Dray – Les Inrockuptibles
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LE TEMPS DES JUGES (2003)
« Une enquête particulièrement fouillée... »
Laurent Chabrun – L'Express
« Passionnant et instructif. »
20 minutes
« Mission réussie. Le pari n'était pas évident. »
Nathalie Simon – Le Figaro
« Les hypocrisies et les dessous de cette transformation de la justice se révélent au grand jour. A voir absolument! »
Jean-Etienne Juthier – France-Soir
« Une mise en perspective précise des faits. »
Télé 7 jours
« Un remarquable documentaire... Compain analyse avec une grande clarté ce jeu complexe. »
Jean-Marie Durand – Les Inrockuptibles
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IRIS TIME (2003)
« Ce magnifique hommage, réalisé avec une inventivité qui aurait plu à Iris Clert, nourri de témoignages des artistes encore vivants et de critiques chaleureux comme Pierre Descargues ou Pierre Sterckx, lui rend enfin justice (...) Merci, Frédéric Compain ! »
Bernard Heitz – Télérama
« Jeu de piste nostalgique, le documentaire tisse un portrait tout en légèreté de celle pour qui l'art était avant tout une fête, subversive et gratuite. »
N.D – Les Inrockuptibles
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LE MONDE SELON BRICE (2002)
« Qui, de Brice, hors du commun, ou de Frédéric Compain, le réalisateur qui le filme, nous bouleverse le plus ? Les deux bien sûr, puisque le second saisit toutes les nuances douloureuses et poétiques du premier, de sa caméra aiguisée au fil d'une sensibilité aiguë, tendue, débarrassée des affects et de tout sentimentalisme simpliste. Un reportage où onirisme et réalité ne font plus qu'un. Merveilleux. »
Colette Mainguy – Le Nouvel Observateur
« Frédéric Compain a réalisé un portrait drôle et touchant de ce petit garçon entre le réel et l'imaginaire, une sorte de conte moderne qui n'est ni un documentaire ni une fiction. »
Isabelle Nataf – Le Figaro
« Brice a du génie. Frédéric Compain aussi. Pour en réaliser le portrait, pour en pénétrer mieux la vie et l'imaginaire, le réalisateur s'est approprié les mots et les héros du jeune garçon. Plus exactement, il s'est laissé guidé par lui, il lui a offert ses outils de documentariste pour le laisser se raconter lui-même. Avec une pudeur et un respect magnifiques, Frédéric Compain a laissé à Brice le soin de dire ce qu'il veut de lui, sans jamais départager à sa place l'imaginaire de la réalité. Le spectateur ne se pose pas la question. Que lui importe de toute façon de savoir ce qui est vraiment réel de ce qui ne l'est pas tout à fait, puisque tout ce qui est dit dans ce film est beau et passionnant. Rien n'est mensonger : les histoires de Brice parlent toujours de lui et en apprennent sur lui, directement ou indirectement. Frédéric Compain a accordé à Brice de n'être pas que la somme de ses événements quotidiens mais aussi son imaginaire. Il lui offre une étonnante liberté. Et c'est le spectateur qui en est reconnaissant. »
Anne Roy – l'Humanité Hebdo
« Frédéric Compain, réalisateur prolifique et élève dissipé du documentaire... Quelle intrigante surprise que ce Monde selon Brice ! Sans cesse entre fiction et documentaire, le film prend des allures de conte moderne espiègle et poétique. En apparence, il se passe trois fois rien. En fait on assiste à une plongée in vivo : piratant les genres, le film ne décrit rien d'autre que la réalité intérieure de Brice, ses élans imaginaires, ses échappées oniriques. Profondément généreux, ce documentaire inclassable fascine autant qu'il déroute. »
Florence Broizat – Télérama
« Touchant, juste et naïf juste ce qu'il faut, le documentaire parvient à capter avec beaucoup d'acuité les enjeux de la fragilité pré-adolescente. Une belle réussite, dans la lignée de l'un des précédents films de Compain, Cindy rêve d'argent où déjà se mêlaient avec beaucoup de réussite fiction et réalité. »
Pierre Siankowski – les Inrockuptibles
« Comment classer ce film où le documentaire le partage à la fiction, l'imaginaire enfantin au réel ? Peut-être tout simplement dans le domaine de la poésie. »
F.G – Pèlerin Magazine
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COLLECTION ARCHITECTURES (1999/2005)
LE BAUHAUS :
« Le résultat est passionnant. Ni tout à fait architecture ni tout à fait histoire, ce documentaire nous plonge dans un monde qui a disparu, celui des avant-gardes. »
François Granon – Télérama
LE BATIMENT JOHNSON :
« La caméra rase les murs porteurs puis s'élève au-dessus d'une terrasse, contourne et recontourne armatures et piliers, repasse par un escalier, s'imbibe de l umière. Ce premier épisode d'Architectures donne immédiatement envie de passer au suivant. »
Anne-Marie Fevre – Libération
LA CASA MILA :
« Rencontrer physiquement une œuvre de Gaudi relève d'une expérience aussi rare et troublante qu'un trip sous acide... S'agit-il vraiment de folie ? En dépit des apparences, rien n'est plus rationnel et ne s'appuie aussi solidement sur d'insatiables recherches géométriques qu'une œuvre de Gaudi. Tel est l'apparent paradoxe que le documentaire de Frédéric Compain explore à merveille. Concluant trois mois de bonheur esthétique, ce dernier épisode achève en beauté l'unique série télévisée consacrée aux œuvres architecturales. »
Nathalie Dray – Les Inrockuptibles
L’ALHAMBRA DE GRENADE :
« A l’intelligence du commentaire fait écho la rigueur des plans et du montage, le jeu des maquettes et les coups de théâtre qui jalonnent la visite et pour un peu nous inciteraient à laisser définitivement tomber le tourisme pour la télévision... »
Vincent Rémy – Télérama
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CINDY RÊVE D'ARGENT (2001)
« Laetitia, jeune femme d’aujourd’hui,. Elle est caissière dans un supermarché de La Ferté-sous-Jouarre, elle a 21 ans, elle prépare son bac pour devenir comptable. Si elle ne se prive de rien, elle n’est pas bien riche. Que ferait-elle si elle gagnait 23 000 Euro ? C’était Cindy rêve d’argent, remarquable docu-fiction de Frédéric Compain. On y voyait Laetita, rebaptisée Cindy, vivre et improviser des situations, cocasses ou dramatiques, en compagnie de son père, travailleur qui n’a jamais eu l’esprit de révolte, ou de son petit ami, Bastien. Le boulot ? Elle le vit comme une pièce de théâtre. Son avenir idéal ? Une chaumière en forme de pavillon et le cœur de Bastien. Au fil du film, la réflexion de Cindy sur l’argent et sur l’existence évolue, s’affine. En contrepoint des questions qu’elle se pose, des journalistes, des sociologues, des enseignants et des économistes donnent leur point de vue sur les règles du jeu social. Et sur Cindy. Le système va-t-il la broyer ? Comment résistera-t-elle à la sauvagerie de la société ? C’est d’autant plus passionnant que Compain, cinéaste et documentariste, montrait ce que la télé-réalité peut offrir lorsqu’elle est entre les mains d’un véritable artiste. Ses cadrages, ses lumières, ses choix de couleurs, son montage avaient souvent la force brultale d’un Pialat, l’inspiration d’un Godard. »
Michel Grisolia – L’Express
« Avec un sens aigu du rythme et de l'équilibre, Frédéric Compain traite d'un sujet sérieux sans jamais être ennuyeux. Le parti pris du mélange des genres, jonglage virtuose entre réalité, fiction et débat, est assumé et réussi de bout en bout. »
Cécile Maveyraud – Télérama
« Frédéric Compain trouve son originalité dans cet entrelacs de fiction, de débats et de réalisme. Subtilement et de manière ludique, il aborde pourtant notre dépendance et notre inertie... »
Catherine Rollot – Le Monde
« Allégorie cruelle et ingénieuse de la société de consommation... »
François Aubel – Libération
« Original dans sa forme et constructif pour le fond... »
Isabelle Nataf – Le Figaro
« Est-ce bien un documentaire? Oui, loin de pervertir la réalité, le procédé est criant de vérité... »
Bruno Bouvet – La Croix
« Une oeuvre remarquable, oscillant entre la fable grinçante et le documentaire... la forme sensible de ce film fragile et profondémenet engagé... Compain parvient à toucher du doigt les réalités les plus abruptes... »
Pierre Siankowski – Les Inrockuptibles
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COMMIS D'OFFICE (2000)
« Voyageant comme en terra incognita dans la juridiction pénale, filmant- ce qui est rare- en pleine audience... Un film qui perturbe et questionne... »
Le Monde
« Ethnographie télévisée d'un métier, Commis d'office permet de saisir tous les contours et détours d'une justice qui se vit au quotidien dans l'expectative et la précarité de situations alambiquées et dans un face à face toujours évasif entre l'avocat et son client inconnu, masqué, entre demi-vérités et mensonges, acquittement et condamnation... »
Les Inrockuptibles
« Là où le réalisateur fait particulièrement fort, c'est qu'il reussit à concilier remise en cause du système judiciaire et filmage vivant, à bonne distance... »
Libération
« Passionnant. »
Télé Z
« Un très bon documentaire... »
Le Nouvel Observateur
« Un tableau édifiant de la justice au quotidien. »
L'Humanité
« Rapide, bien enlevé... »
Télé Loisirs
« Un étonnant documentaire... A aucun moment le film n'est caricatural... »
Le Figaro
« Un film poignant. »
L'Express
« Discrète, la caméra saisit sur le vif avec acuité, les situations qui se jouent au quotidien dans ce théâtre de drames humains. »
Télé 7 Jours
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EN PASSANT PAR L'URUGUAY (2000)
« Plus qu’un voyage documentaire, c’est un carnet de route contemplatif hanté par une voix off intime. Au hasard des rencontres et des silences, de la désuète Montevideo à la luxueuse Punta del Este, le plus petit pays d’Amérique du Sud dévoile ses forêts d’eucalyptus denses, sa plaine verte, ses eaux qui lèchent les villes, ses ponts inachevés, ses hommes à cheval, fiers sous leurs chapeaux, sa misère, ses paysans perdus, sa faune, ses rades, son passé militaire sanglant,ses fêtes foraines, sa beauté ombrageuse et ses indiens sacrifiés. Un panorama empirique et riche, conçu avec des yeux d’enfant émerveillé. »
E.C – Les Inrockuptibles
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ROBBE-GRILLET (1999)
« Un portrait inventif, excitant et ambigu... Humour et distance... On pense aux astuces de Peter Greenaway... Robbe-Grillet ne s'est pas simplement prêté à un documentaire sur lui-même. Avec Frédéric Compain, réalisateur inventif qui s'est intéressé à l'écrivain parce qu'il était aussi cinéaste, ils ont fabriqué un objet à facettes... Un jeu de pistes avec extraits de films remontés... excitant pour l'esprit... un autoportrait donné pour un portrait, où le portraituré manipule à son gré le narrateur-réalisateur. Un véritable essai, rare dans ce "Siècle d'écrivains" souvent compassé. »
Michel Contat – Le Monde
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LA BATAILLE DE LA PYRAMIDE (1998)
« Quand on parle rarement d'un documentaire d'architecture, il s'agit généralement d'une misérable visite guidée où les cameramen font des contorsions pendant que le commentaire off déroule une prose amphigourique. Le travail que Frédéric Compain présente aujourd'hui est à des années-lumière d'une telle vision. Pour commencer on ne montre pas l'objet: on en parle. On ne présente pas un produit : on raconte l'histoire d'un bâtiment. Nous sommes ici pour comprendre. Pour entendre parler d'architecture et non pas pour en voir - ce qui situe l'ambition une coudée au-dessus. Ça va être rasoir objecteront les amateurs de clichés. C'est plus que passionnant. Car il s'agit d'une histoire sociale(...) Frédéric Compain a convoqué tous les acteurs du feuilleton(...) Ce film, et par le fond et par la forme, est une ode au courage. »
François Granon – Télérama
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MONTONEROS, une histoire argentine (1997)
« Les Montoneros revendiquaient l'héritage du mythique général Perón et s'engagèrent dans la lutte armée. Ils furent massivement exterminés -mais pas seulement eux- durant la dernière dictature (1976-1983). Pour creuser ce passé brouillé, Frédéric Compain part d'une couverture d'un journal local, hautement symbolique des temps nouveaux: Rodolfo Galimberti, un des ex-leaders Montoneros, aux côtés de Jorge Born, membre éminent de l'oligarchie. Ils viennent de s'associer alors que, en 1974, le premier organisa le rapt du second, qui recouvra la liberté contre 61 millions de dollars. La plus forte rançon au monde jamais extorquée. Comment en est-on arrivé là? Contrairement à ses autres documentaires qui suivent volontiers les méandres de la mémoire individuelle, Frédéric Compain entend, cette fois, faire oeuvre d'historien et régler son compte à la folklorisation de cette nation traumatisée. A travers les archives et les témoignages d'une extrême densité, il démonte l'ambiguïté des relations entre les Montoneros et le vieux général dont ils se réclamaient de son exil madrilène à sa mort. Éperonne par ses propres interrogations et une indignation latente, il débroussaille délicatement mais avec détermination l'épais réseau de contradictions, de non-dits, de sous-entendus des images d'hier et des mots d'aujourd'hui et parvient à renouer les fils d'une histoire refoulée. »
Agnès Bozon-Verduraz – Télérama
« Excellent connaisseur des rives du Rio de la Plata, Compain dévide cette histoire complexe avec passion... »
Gérard Thomas – Libération
« Restituant avec vigueur les principaux faits marquants de ce pays ... un nouvel éclairage sur la sombre histoire de l'Argentine. »
Karine Nakache – Le Nouvel Obsevateur
« Son excellent documentaire fait revivre le marché de dupes passé entre les révolutionnaires et le vieux caudillo... »
Dominique Dhombres – Le Monde
« Un récit rigoureux et exaltant. »
Emmanuel Berretta – Le Point
« Una pelicula realmente exceptional. »
Horacio Verbitsky – Canal America
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ELVIS AZIZ (1996)
« Le duo Laroque-Taghmaoui fait merveille. »
Télé poche
« Après tout c'est le rôle de la comédie de désamorcer par l'humour les tensions de la vie réelle, même si, comme ici, on montre qu'on n'est pas dupe. »
Famille chrétienne
« Comme un zeste de tendresse au-dessus du volcan. Ce n'est pas prétentieux et tant mieux. »
TV hebdo
« Servie par des acteurs enthousiastes et talentueux, cette comédie se voit avec plaisir. »
Télé Star
« Said Taghmaoui excelle de drôlerie... Un bon divertissement. »
Télé Cable hebdo
« Cette aventure n'est pas seulement un moment de légèreté agréable... On réalise que sur le mode humoristique quand tout est dit avec douceur cela laisse plus de traces. »
Le courrier de l'Ouest
« Une comédie débridée interprétée avec fougue. »
Panorama du médecin
« Les comédiens apportent rythme et humour à cette comédie charmante et plus subtile qu'elle n'en a l'air au premier abord. »
TV Magazine
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MOTHER INDIA (1996)
« Un film admirable. »
Jean-Claude Arrougé – Téléscope
« Frédéric Compain démontre, par un commentaire sobre et des images splendides qui échappent aux poncifs, que l'Inde est aussi le pays de tous les espoirs. »
Télérama
« Pétrifiant et édifiant. »
Télé poche
« Bouleversant. »
Télé-Loisirs
« On reste abasourdi. »
Télé 7 Jours
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BERAU, sur les traces de Joseph Conrad (1993)
« Le film de Frédéric Compain, subtil, fin, parfois même sophistiqué, sera peut-être un peu elliptique pour qui n'est pas familier de l'oeuvre de Conrad. Mais les images surprennent chaque fois comme autant de visions. Et le charme opère, avec cette lenteur extrême-orientale, pesante, vaguement inquiétante comme un temps de mousson. On se laisse emporter... Voilà un bijou ciselé, travaillé, en hommage à l'inspiration tumultueuse, charnelle et tragique de Joseph Conrad. »
Catherine Portevin – Télérama
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PARANA (1990)
« En remontant le cours du Rio Parana, Frédéric Compain a réalisé un documentaire en forme d'essai littéraire où se profilent des interrogations sur l'éphémère, la réalité et l'histoire de la colonisation. En heure et demie de travail, d'images, en forme de défrichement, c'est un portrait subtil de l'Amérique latine d'aujourd'hui que dresse le réalisateur. Qu'est-ce que la réalité sur les rives du Parana ? Le documentaire censé la refléter par définition, ne cesse de se poser la question au long des vingt-trois chapitres qui le structurentvingt-trois digressions essentielles... »
Véronique Mortaigne – Le Monde
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RESIDENCE SURVEILLEE (1986)
« Frédéric Compain ne s'est pas borné à faire une oeuvre dénonciatrice. Son film, réalisé dans un cinémascope qui donne à la moindre cage d'escalier un climat majestueux et théâtral, fourmille de morceaux de bravoure... Jacques Bonnaffé confirme qu'il est l'un des plus grands de sa génération. »
Joshka Schidlow – Télérama
« De superbes mouvements de caméra. » B. Génin – Télérama
« Bonnaffé dans sa défroque de brute reptilienne porte à lui seul le film. Compain analyse avec justesse le phénomène de la peur. Un film très intéressant. »
R Bassan – La revue du cinéma
« Confirmation de trois comédiens exceptionnels dont Maria Schneider, belle et convaincante dans un rôle inhabituel. »
Marie Claire
« François Siener : la révélation du film. "Résidence surveillée" à voir absolument pour son originalité et son intelligence. »
Liberté Dimanche
« Jadis auteur du remarquable "Journal de Patagonie", Frédéric Compain ici s’est planté ! »
Le canard enchaîné
« L’interprétation de la bombe Bonnaffé, la découverte de Patrick Bonnel, l’admirable photo de Dominique Lerigoleur... »
Anne Andreu – BIBA
« On s’attache à une oeuvre qui sort des sentiers battus, à l’interprétation de François Siener (remarquable dans l’ambiguïté) et de Maria Schneider, qui, mûrie, apporte des nuances psychologiques à son personnage. »
Jacques Siclier – Le Monde
« La déception est d’autant plus grande que Frédéric Compain est un réalisateur sérieux et respecté. Que s’est-il passé ? »
Positif
« Frédéric Compain signe là un film particulièrement original où se mêlent angoisse, inquiétude et anxiété. Amateurs de suspense, vous aimerez ce film noir, parfois violent, toujours alarmant. A ne pas mettre devant tous les yeux et notamment ceux des plus jeunes vidéophiles. »
Chrisophe Sefrin – Sélection K7
« Un film noir, très habilement construit. »
Michel Perez – Le Matin
« Bonnaffé crispant. Affligé d'une mise en scène arrogante. Pour la sortie, prenez l'ascenseur, ça ira plus vite. »
J.P Chaillet – Première
« Bonnaffé exprime toute une gamme d'émotions subtiles à double tranchant. Aucune banalité dans la mise en scène. Un vrai film noir, très réussi. »
Hélène Merrick – Starfix
« Un sujet fort, original. Habile pour créer des ambiances inquiétantes, Frédéric Compain filme son immeuble comme un labyrinthe clos où rode le mal. Bonnaffé se replace avec ce film dans le peloton de tête des jeunes acteurs français. »
7 à Paris
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JOURNAL DE PATAGONIE (1985)
« Avec "Journal de Patagonie", Frédéric Compain approfondit un travail qu'il avait commencé avec "Buenos-Aires allers et retours". Le jeu consiste à poursuivre un but fictionnel à travers le réel et l'imaginaire qui peut naître de rencontres fortuites ou provoquées. »
Anne Calvet – L'Huma-Dimanche
« La beauté fière et sauvage de ce pays est superbement filmé. Le spectateur se perd un peu dans les chemins de traverse-mémoire-coeur-tête du Hollandais errant qui entend des voix dans le désert. Il reste qu'on est séduit. »
Colette Boillon – L'Evenement
« Un journal de voyage qui ne ressemble à aucun autre. Le simple documentaire tourne au conte fantastique... Un documentaire fictif qui renouvelle le genre en donnant au tourisme académique un ton narratif et une dimension romanesque. »
Dominique Borde – Le Figaro
« "Journal de Patagonie" pour rêver... Belles images très personnelles d'un ailleurs ou mythes et réalité se confondent... »
Michèle Levieux – Révolution
« Un voyageur entraîné à travers les paysages sublimes de l'Argentine par l'obsession de retrouver Joachim Bruce, un peintre hollandais, son frère d'origine et d'art. Dans cette deuxième réalisation de Compain consacrée à l'Argentine, la fiction s'est imposée dans le documentaire. Des images-tableaux à couper le souffle... Une heure magique... »
Soda – Libération
« Merveilleusement filmé. »
O.C – Le Monde
« Une quête mi-réelle, mi rêvée pour ce grand amoureux de l'Argentine. »
La dépêche du midi
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LE MECENE (1984)
« Magistralement construit, ce film traite des rapports érotiques et aliénants qui s'instaurent par la pratique et le commerce de la peinture entre trois êtres qui auraient pu ne constituer qu'un triangle banal. Le réalisateur, dont la filmographie est déjà d'une grande richesse, fait preuve d'un sens plastique exceptionnel pour établir et faire évoluer les relations entre ses personnages, admirablement servi par les images d'Erwin Huppert, captant les couleurs et la lumière des Flandres. »
Positif
« Ce film est assez exceptionnel et fait partie d'une authentique oeuvre de cinéma. Depuis 1974, Frédéric Compain n'a pas cessé de réaliser des courts, des moyens et des longs métrages. Il a à peine trente ans aujourd'hui et il a déjà signé douze films. "Le mécène" c'est d'abord un scénario très soigné, sur lequel ont travaillé quatre personnes, dont Gilles Taurand le scénariste d'André Téchiné pour "Hôtel des Amériques" et Jean-François Goyet scénariste de Jacques Doillon pour "La vie de famille". Mais surtout "Le mécène" est un jeu avec le cinéma : c'est le trio classique du mari, de la femme et de l'amant. Mais ici tout se passe comme si la mise en scène voulait attaquer, lutter contre l'histoire qu'elle met en place. Elle multiplie les points de vue sans rien altérer des passions. Elle est diablement intelligente, cette mise en scène et à mon avis elle bien partie pour constituer une véritable oeuvre de cinéma. »
Jean-Jacques Bernard – Antenne 2
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BUENOS-AIRES ALLERS ET RETOURS (1983)
« Premier temps. On est dans une ambiance totalement urbaine, faite de clichés, d'images convenues sur laquelle vient se détacher une voix. Elle est off mais elle ne commente rien. C'est un écho, une mémoire, un fil conducteur. Comme le narrateur d'une nouvelle, Frédéric Compain nous raconte tout haut son voyage en Argentine. Un drôle de voyage. Virtuosité de caméra saoûle dans une nuit de néons. " Ma raison vacille et mon coeur tressaille " ose la voix du narrateur. La caméra repart à toute allure sur le bitume, s'arrête devant des vitrines bleutées. " J'aimais tant écouter leurs récits ". Deuxième temps. C'est le film proprement dit (tout ce qui précédait était un générique à la première personne, destiné à bien situer l'aventure hors de toute tentation documentaire). On demande à une photographe, Maria, d'aller faire un reportage dans un pays qui est le sien, l'Argentine. Après avoir fui un régime autoritaire (pour des raisons qu'on devine politiques), elle est donc renvoyée, en boomerang, à la case départ. Et toute sa vie s'en trouvera changée. Frédéric Compain en parlant à la fois de l'Argentine contemporaine, du début de la démocratie qui est en train, timidement, d'y voir le jour, et de tout un tas d'autres choses (jalousie, lâcheté, exotismes, mystère, dérives) n'a pas choisi la solution la plus évidente. Cette formule de document-fiction ne vaut généralement ni un très bon documentaire d'actualités, ni une histoire totalement imaginaire.
Comment a-t-il fait pour si bien réussir ? D'abord, le scénario borgésien qu'il a élaboré (et qui ne doit rien au fait que Borges, un personnage parmi les autres, intervienne plusieurs fois), est diaboliquement intelligent. Maria est partie en Argentine. Horacio, son ami, est à la fois jaloux et inquiet. Il ne reçoit que des photographies, sans un commentaire. Il écoute les informations, il est sûr qu'on va l'enlever, une disparition de plus dans un pays où elles ne se comptent pas. Comme il n'a pas de nouvelles, il se fait envoyer à son tour en reportage. Au lieu de photos, il enverra des cassettes. On pourra ainsi, à chaque moment, suivre sa trace. Cette disparition d'une fille aimée a lieu dans un pays qui est à la fois aimé et haï. Horacio sera submergé d'impressions contradictoires, violentes, au fur et à mesure qu'il se rapproche de la vérité. Laquelle, on s'en doute, est toute relative. Si son pays et sa femme lui échappent, c'est aussi que cette femme et ce pays sont en train de changer. À travers les fantasmes d'un homme qui souffre, on assiste à la métaphore d'une démocratie qui se met en lace ; les morceaux se recollent, les rapports se mettent à changer, c'est comme une naissance. Ce scénario ne serait rien sans la peur qui sous-tend les images. Des voitures de police avancent au ralenti, il y a une sorte de nonchalance à l'américaine, sauf qu'on n'est pas dans Starsky et Hutch. Aucun trucage : la peur du héros, à chaque seconde, est relayée par une angoisse réelle. Quand un manifestant s'écroule soudain, le sang est pour de vrai. Il y aussi la langue, les langues. Horacio parle en espagnol, une voix française résonne en écho, derrière la sienne, la recouvrant progressivement. Parfois ce sont des sous-titres. Même es engueulades politiques ne sont jamais noyées sous les idées générales. Elles gardent la fureur de la version originale. Les plans sont secs. Un travelling imperceptible alterne avec une séquence lyrique. Horacio cause avec un copain dans une cuisine. Ils ne sont pas d'accord, ais on croit que c'est pour rire ? Juste des idées. " Maricon ! " hurle soudain l'autre. Et c'est la bagarre ?D'une violence insensée, avec les corps en lutte qui s'arrachent complètement du cadre. Restent les bruits, le son du combat qui continue hors-champ. À la fin du voyage, on comprend un peu mieux comment pensent les Argentins. Pourquoi par exemple, ils se sont lancés, si viscéralement, dans la guerre des Malouines. Une dernière chose : sans Maria partie photographier son Argentine, il n'y aurait pas de film. Tout le désir d'Horacio se matérialise sur le corps de Maria. Pareil pour Compain. Il a filmé Alejandra Lutteral, sa jeune actrice au corps de garçon, comme Hitchcock aurait filmé Tippi Hedren s'il avait pu bander pour elle. Le résultat est pour le moins érotique. »
Louis Skorecki – Libération
« Frédéric Compain n'est pas Argentin. Il ne sait pas danser le tango, mais il a filmé Buenos-Aires comme un vrai " porteno ". Il n'est pas exilé non plus et il vient de réaliser, sur les troubles de l'exil, un film à faire chavirer " tous les imbéciles heureux qui sont nés quelque part " comme chantait Brassens. L'exil qu'est-ce que c'est ? L'arrachement et le voyage, la nostalgie et l'oubli, l'identité revendiquée et le reniement de soi. De ce remue-ménage des corps et des états d'âme, il a tiré ce " Buenos-Aires " qui nous berce comme un tango, se jouant avec une savante dextérité du flux et du reflux des émotions à fleur de peau comme des souvenirs dûment enfouis. Août 82 : Compain débarque à Buenos-Aires, en touriste, sans idée préconçue, pour humer le vent de l'Histoire. La dictature se remet mal d'e la défaite des Malouines. Il prend quelques notes avec sa caméra et rentre à Paris avec l'idée claire de revenir, parce qu'il avait envie dit-il, " de continuer à pénétrer dans ce pays en filmant sur le vif cette traversée, cette traversée, cette découverte ". Trois mois plus tard, le voici de nouveau, mais cette fois le peuple est dans la rue, il a retrouvé sa voix après sept ans de silence forcé. Compain filme toujours les manifestations, les clameurs de colère de la foule, les quais assoupis, les bals. Il rencontre des techniciens de cinéma, Alejandra une photographe, Mariano, de retour d'exil. Et ce noyau d'amis prend en douce son film d'assaut pour y inscrire sa propre histoire. Pour mieux dire le désordre des sentiments, on glisse la fiction dans le document : un couple argentin en exil à Paris se sépare. Elle rentre au pays pour quelques semaines. Il l'attend plutôt inquiet. Sans nouvelles, il part à sa recherche, guidé par les rares photos qu'elle lui a envoyées. Deux êtres écartelés entre la terre d'asile et la mère patrie, entre la rupture et les retrouvailles, la nostalgie et le deuil, les souvenirs insupportables et la réalité compliquées d'aujourd'hui." Buenos-Aires allers et retours " se construit peu à peu, empruntant mille chemins de traverse comme ces vies malmenées. Comme la mémoire, la caméra glane les images contrastées : dialogues intimistes avec le père, l'écrivain Borgès, un passeur clandestinþ Rues désertées par la peur puis envahies par la foule vibrante de colère ; paysage urbain qui se dissout dans l'attente, luxuriance des rivages du Rio de la Plata ! Mariage réussi du texte et de l'image pour décrire cette ronde incessante où se poursuivent la rage, le soulagement, le doute, la honte et la douceur des souvenirs d'enfance. Rien de plus argentin, rien de plus universel que ce film inclassable qui nous fait sentir presque charnellement à quel point les grands fracas de l'histoire n'en finissent jamais de retentir dans les mémoires. »
Agnès Bozon-Verduraz – Télérama
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HUGHIE (1982)
« La caméra de Frédéric Compain déambule dans un décor unique, le hall de réception d'un ancien palace, et réussit à nous mettre les yeux sur le feu central d'un mystère dont les ondes captivantes se prolongent très loin de là. À travers les fenêtres de l'hôtel où se reflète la mer. Et en nous. Ce film hypersensible, éclairé avec une sorte de génie de l'espace par Ricardo Aronovitch n'a d'équivalent que du côté des premiers Bergman, « la soif », « la prison », où des êtres isolés se jouaient, eux aussi, quelques chapitres essentiels de la comédie humaine. »
Joshka Schidlow – Télérama
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DU CRIME CONSIDERE
COMME UN DES BEAUX-ARTS (1980)
« Un seul décor, deux personnages suffisent à Compain pour multiplier les fausses pistes, les rebonds, les glissements du récit ; chaque image suscite son énigme, chaque réponse un nouveau secret. Mais dans ce jardin aux nombreux sentiers qui bifurquent, où l'on s'amuse beaucoup, sans jamais en rire vraiment, des névroses modernes, de l'impossibilité à s'exprimer ou des suspectes origines de la création artistique, la mise en scène maintient le cap et l'unité. Machine de très haute précision, elle distille un détachement, une sobriété presque hautaine, qui évoque la griffe du fameux bouddha hispanique auquel un Piccoli jubilant achève aussi de renvoyer.
" Du crime considéré comme un des beaux-arts ", conforme à son intitulé, a déjà la sérénité féroce des vrais classiques. »
Philippe Carcassonne – Cinématographe
« Un joyau d'intelligence et de pureté formelle. »
Gilles Colpart – La revue du cinéma
« Une mise en scène éclatante. »
Jean-Jacques Bernard – Libération
« Réalisation originale et bien enlevée. »
Gerard Goutieri – La voix du Nord
« Curieux et percutant. »
Michel Nuridsany – Le Figaro
« Un film plein d'humour et brillamment mis en scène. »
Bruno Fritsch – Jeune Cinéma
« Frédéric Compain (réalisateur plus tard d'un unique et très intriguant long métrage, " Résidence surveillée ", nous entraîne ici dans un univers insolite. Images lisses, puis craquelées, comme du papier sulfurisé qui sort du four. Brûlantes. »
Philippe Piazzo – Télérama
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L'EDEN-PALACE (1976)
« L'Eden-Palace : l'histoire mi-rêvée, mi-vécue d'une ouvreuse de cinéma qui prend les films pour la vie et réciproquement. Sujet original mais traité en longueur. Toujours ce manque d'ellipses chez les jeunes réalisateurs qui ont trop à dire et n'osent pas résumer. Mais ce Frédéric Compain a beaucoup de talent en réserve. »
Le Figaro
« Le thème revient avec insistance dans quelques-uns des films projetés pendant cette semaine: la recherche de l'identité perdue. Le paysan hongrois privé de son nom dans " Indentification ", la femme de ménage qui s'invente une histoire de meurtre dans " L'Eden Palace ", ont en commun le même sentiment de leur inexistence, la même impression d'être dépossédés d'eux-mêmes. Constat désespéré que chacun tente de surmonter avec ses moyens. Andras le paysan, par l'obstination; Louise, la femme de ménage, par l'imagination. Mais le jeune cinéma ce devrait être aussi un nouveau langage cinématographique.Hormis " Militia Battlefield " et " L'Eden Palace ", on n'a guère assisté à une remise en cause des structures traditionnelles du récit. »
Thomas Ferenczi – Le Monde
« Enfin, au Festival de Cannes, la sélection " Perspectives du Cinéma Français " a permis de découvrir un jeune cinéaste - contesté par certains, mais dont le talent réjouit dans un cinéma français que l'on dit en crise. Déjà remarqué l'année dernière avec " Les discours du Maitre ", Frédéric Compain renoue avec " L'Eden Palace " avec la tradition du roman populaire du XIXème siècle. L'histoire est celle de Louise, femme de ménage dans un cinéma, qui habituée à la fiction des autres, s'invente la sienne propre en assumant le récit mythomaniaque d'un meurtre dont elle dit avoir été témoin. C'est non seulement un film sur les vérités et les faux semblants (celles et ceux du récit cinématographique, notamment les grandes fresques hollywoodiennes) mais aussi et surtout un film sur l'inexprimé, sur l'inexprimable,sur le désir d'expression d'une femme dont ni le physique ni la situation sociale ne sont propices à lui faire vivre la vie fictive des stars ou des personnages dont s'empare la presse à sensation, presse d'ailleurs dénoncée au passage. Bref, un film sur l'identité, révélant que celle-ci n'est devenue aujourd'hui possible que par procuration. Sans vouloir donner dans un pseudo-réalisme social, de plus en plus à la mode, " L'Eden Palace " hisse l'imagination au pouvoir, se donnant les garanties d'un vrai cinéma populaire. C'est le plus beau crédit que l'on puisse accorder à la non-passivité du spectateur. »
Gilles Colpart – Les Fiches du Cinéma (n°580)
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LES DISCOURS DU MAÎTRE (1975)
« " Les discours du maître " est un film que peu de monde a daigné aller voir à Cannes où il était projeté par Henri Langlois et qui pourtant classe d'emblée un cinéaste, Frédéric Compain, comme " Prima della Rivoluzione " ou " Nicht Versohnt " en leur temps Bertolucci et Straub. »
B Hadley – Screen
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